L'histoire du Costume homme


Le port du costume tel qu’on le connait aujourd’hui pose ses bases à la fin du XIXe siècle. C’est Brummell (le père du Dandysme) qui institue le port du costume à la cour royale d’Angleterre. Le prince de Galles est un homme très influent puisqu’il est destiné à devenir le monarque du Royaume-Uni (Brummel fait partie de ses petits protégés) il possède donc un rayonnement stylistique sur le monde entier. Ainsi, le port du costume revisité par Brummell se diffuse à travers le monde occidental et finira par s’institutionnaliser.



Il est intéressant de connaître la manière dont il a évolué au fil des âges (pour comprendre comment il s’est imposé de manière incontournable au sein du vestiaire masculin). En effet, aujourd’hui le costume est devenu non seulement un outil de travail, mais également un habit incontournable du business.


Les premiers costumes

La toute première forme de costume était le trois boutons avec des petits revers à crans qui remontaient assez haut ainsi qu’un veston. On fermait alors les deux boutons du dessus (ce qui formait une ligne verticale et allongeait la silhouette). Les environnements urbains et la pollution industrielle font monter les températures au fil des années, des circonstances qui ont rapidement amené les hommes à abandonner le veston. La boutonnière elle aussi va glisser vers le bas du costume, plus précisément sur les trois boutons.




Cette évolution de notre mode de vie conduit inévitablement à l’apparition du costume à deux boutons. Avec une boutonnière plus basse, le costume deux boutons permettait aux hommes de mettre en avant leur torse. Les pinces sont ensuite logiquement apparues pour accentuer l’attention porté sur le torse et lui donner la forme d’un V.

Ce sont notamment les revers à piques qui ont particulièrement contribué à donner au torse une forme en V, en particulier pendant l’entre deux-guerre.

A l’origine ils sont surtout utilisés sur des vestes de soirée au boutonnage simple. Ils se sont rapidement intégrés au vestiaire business (donc dans des tenues de jour) dont l’usage est plus régulier et tout aussi formel. Les revers à piques (ou cran aigües) se positionnent désormais dans tous les registres de la garde-robe masculine (festif, formel et business). Contrairement aux revers à cran simple qui sont uniquement destinés au business voire au formel.

La veste simple possédant des revers à pique était d’ailleurs une alternative de choix à la version croisée, moins formelle et tenant bien moins chaud (car elle peut facilement être portée ouverte contrairement au costume croisé et puis l’ouverture sur le torse est beaucoup plus large).



Edward Maxwell, architecte, Montréal, QC, 1893

Wm. Notman & Son

1893, 19e siècle

© Musée McCord



Le costume croisé

Avant la Seconde Guerre Mondiale, les costumes croisés étaient aussi vendus que les costumes casual, notamment dans leur forme 6/2 (six boutons en deux rangées de trois). C’est le duc de Kent (un modèle de l’élégance britannique et frère du duc de Windsor) qui le renouvelle avec une version beaucoup plus longue, dont les revers s’étendent alors en dessous de la taille. Un croisé sur lequel on ferme uniquement le dernier bouton. Et pour cause, ceux-ci allongent la silhouette procurant ainsi une belle impression de hauteur.

C’est véritablement à la fin de la Seconde Guerre Mondiale (une date marquant l’émergence du prêt à porter de masse qui s’installe à travers le monde occidental grâce à la diffusion massive de la culture américaine à travers des objets iconiques comme le jean, les Marlboro ou le chewing-gum par exemple) que l’on va favoriser le costume à simple boutonnage car il est beaucoup plus facile à produire.


Le costume 3 pièces

Le veston actuel est inspiré par la tenue du garçon de poste de l’Angleterre du 19è siècle. Il était principalement utilisé car il protégeait du froid. C’est l’usage qui en était fait l’hiver par la plupart des hommes, sous leur costume simple. Le port du veston est assez irrégulier ces dernières années et cela à cause de l’influence de la mode issue du mass market qui privilégie toujours le plus simple à produire (le costume 2 pièces à 2 boutons).

Cela étant, un costume trois pièces est beaucoup plus habillé et polyvalent. Un bon veston doit couvrir la taille du pantalon est remonter très légèrement au-dessus du bouton de la taille de la veste. Plus haut le veston cachera trop la cravate. Il ne doit pas non plus dissimuler les pans de la chemise. Evitez aussi de porter des pantalons taille basse. Le but du gilet n’est pas de révéler la ceinture et la chemise (qui casseront la hauteur de la silhouette) mais plutôt de former une transition plus harmonieuse entre la veste et le pantalon.

Evidemment, on ne fermera pas le dernier bouton du gilet. Pour la petite histoire, c’est parce qu’un monarque anglais trop gros et trop gras pour le boutonner y renonça. C’est donc toute sa cour qui s’est mise à l’imiter par politesse.

Aujourd’hui c’est devenu une règle institutionnelle. Pour tout vous dire, il s’est produit le même phénomène avec le deuxième bouton du costume. Les aristocrates de l’époque du XIXe mangeaient en quantité astronomiques, à tel point qu’ils ôtaient le dernier bouton du costume à la fin du repas pour se sentir mieux. Une tradition qui s’est perpétuée au point qu’aujourd’hui on ne porte plus du tout ce dernier bouton (pour cette raison culturelle mais aussi pour des questions d’esthétisme car le tombé est bien plus joli avec un bouton en moins).

De nos jours, le costume 3 boutons a pratiquement disparu (même après un bref retour dans les années 90). En effet, il correspond moins aux morphologies et aux besoins du gentleman moderne (qui désire avoir accès à ses poches facilement par exemple). Le costume 2 boutons est donc le principal occupant du marché et cela quelle que soit la gamme, on le retrouve en grande majorité sur toute les collections actuelles. Quant au costume croisé, il est peut-être moins présent cela dit il reste l’apanage des tailleurs et des belles maisons qui le propose. C’est un costume imposant et sophistiqué qui en dit long sur ceux qui le porte.



Nous pensons que tout gentleman devrait en posséder au moins un dans sa garde-robe dédiée au business. Puis, pour ceux à qui il plaira particulièrement, il conviendra d’en posséder un autre comme smoking qui sera le bienvenu lors de festivités particulières.

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