Tout a commencé par une fascination pour l’objet. Dès les années 2000, je me suis plongé dans l’univers du soulier. C’est là que j’ai fait mes premières armes : je m’intéressais alors plus à la technicité du montage qu’à la simple esthétique. C’était ma porte d’entrée dans l’artisanat d’excellence.
Parallèlement, et de manière presque instinctive, l’horlogerie a toujours été présente. Ces deux passions m’ont appris une leçon fondamentale : la qualité ne souffre aucun compromis. Que ce soit pour un mouvement mécanique ou une patine sur cuir, le diable et l’élégance se niche dans les détails invisibles. J’aime cette conviction profonde de faire les choses pour soi, et non pour l’image que les autres pourraient projeter sur nous.
Si nous ne fabriquons pas encore de montres chez Blandin & Delloye, nous maîtrisons l’art du soulier ! Nous partageons le savoir-faire espagnol avec des matières premières 100% européennes. Pour un dressing d’initié, je préconise trois fondamentaux : un Richelieu à lacets, un double boucle et un mocassin (avec ou sans pampilles, selon l’humeur).
Et le costume dans tout ça ? Il est devenu l’incontournable, celui qui varie selon l’humeur et la météo. L’astuce est de le considérer comme bien plus qu’un vêtement. C’est un allié que l’on adapte à ses objectifs de la journée.
Avec le temps, mon approche a mûri. Le Romain de 20 ans n’est plus celui d’aujourd’hui en 2026, et mon vestiaire est devenu plus « casanier », plus posé. Depuis deux ans, je note un fort retour du costume croisé. J’affectionne particulièrement le boutonnage 6×1 pour son caractère, même si le 6×2 reste la parfaite introduction pour construire son dressing par étapes.
Le costume droit demeure l’impondérable, tandis que le gilet, à mon sens, doit s’adapter à son époque : je le préconise désormais essentiellement pour les cérémonies ou les grands événements, au même titre que le tuxedo.
Pour structurer un vestiaire cohérent, voici ce que je recommanderais :
Sans oublier les accessoires : une chemise au col généreux dans un coton noble, et une cravate en soie faite main en Italie. Porter un costume sans cravate, c’est pour moi me sentir « à nu », au même titre que si j’oubliais ma montre.
Aujourd’hui, ceux qui me suivent sur les réseaux ou qui franchissent la porte de la boutique savent que je ne fais pas les choses à moitié. Mon « Nom » même si je trouve sa pompeux, est désormais indissociable de Blandin & Delloye et de cette quête de perfection. Je ne suis pas seulement un conseiller ; je suis le produit de vingt ans de passion.
Dans mon dressing, comme dans mon métier, je m’occupe de chaque détail à 100 %. Car au fond, porter un costume Blandin & Delloye, c’est porter le reflet d’une histoire commencée il y a deux décennies.
Romain PIZZANELLI